Le mot du Leader

Les qualités du leadership nécessaires au dirigeant varient beaucoup en fonction de la taille et du stade de développement de l’entreprise.

Selon Geoffroy Roux de Bézieux, c’est une illusion persistante de croire qu’il existe des qualités universelles du leadership. Témoignage passionnant d’un leader et entrepreneur.

« Pour ma part, je considère que j’ai le leadership nécessaire pour les toutes premières années de la vie d’un projet entrepreneurial. Mais je n’ai pas vraiment la motivation, ni peut-être les qualités, pour les phases suivantes. En pratique, une fois le projet sorti de terre et validé par quelques exercices comptables, les priorités du leadership changent.

Il ne s’agit plus de constituer et d’entraîner une équipe de collaborateurs dans l’aventure d’un projet innovant, comportant des risques. Il s’agit de consolider et de développer la phase initiale. Afin de bien mener la seconde phase, le leadership doit évoluer et répondre aux nouveaux enjeux de l’entreprise. Le dirigeant devra, par exemple, s’atteler à aligner l’organisation, les moyens financiers et les ressources humaines avec la stratégie de développement et d’optimisation arrêtée…

Ce qui est valable pour les phases de développement d’un projet entrepreneurial s’applique également à la taille, au secteur d’activité et au niveau d’internationalisation de l’entreprise. Par exemple, le leadership nécessaire pour diriger une entreprise industrielle constituée de plus de 50.000 personnes réparties sur les cinq continents n’a pas grand-chose à voir avec celui qu’il faut pour diriger une start-up de 30 personnes travaillant exclusivement dans le secteur de service sur le territoire national. »

(Interview reproduit dans: Eric-Jean Garcia, LEADERSHIP – Perspectives sur l’exercice du pouvoir dans les entreprises, Bruxelles 2011)

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